Pinpin souvent il est trop fort, il est fort mon Pinpin, trop trop fort, c'est tellement fort que moi pour faire du très fort va faire comme lui, va faire comme tous les Pinpin du monde qu'on dit qu'ils sont Pinpin cause que ouaip c'est ça, c'est bien ça qu'on les traite, on les traite de Pinpin en faisant du moquage. Ah Ah Ah qu'il est Pinpin cuilà, Ah Ah Ah Ah Ah Ah.
Alors sûr, tu l'vois au début Pinpin, tu l'vois comme ça, il est planté gros bécassou comme une grenouille, sauf que la grenouille elle, c'est pas vraiment debout qu'elle est, c'est plutôt à cacassouné sur la pierre blanche de la rivière à s'faire barbecuter les cuisses tout doré et à gober des mouches. Ouaip, c'est un peu comme Pinpin, tu l'vois là, debout d'vant tout l'monde comme pour gober les mouches, ouaip au début tu crois qu'il va les gober toutes les mouches de la pièce et tu rigoles déjà, tu te dis Ah Ah Ah l'Pinpin l'attend les mouches et les mouches y en a pas Ah Ah Ah qu'il est Pinpin çuilà ! Puis tu dis même après, et là AH AH AH AH AH AH, qu'il a déjà gober les grenouilles, vrai tu crois qu'il les à gober les grenouilles cause qu'il a les yeux tout globules avec le doré des cuisses-barbecue dedans, et là t'exploses de rire AAAAAHHHH et puis t'en peux plus d'rire alors tu dis très fort dans toi EH l'Pinpin y va gober des mouches qu'elles existent même pas, c'est rigolo hein, c'est rigolo la moquature ! AH AH AH que tu fais toi.
Et là, ben là t'as tout faux gros malin, t'as tout complètement faux parce que Pinpin quand il va s'Pinpiner total'ment c'est toi qui tout doucement tu vas t'moquer de toi, tu vas t'moquer de toi j'te préviens, puis tu vas t'sentir concerner, puis tu t'sentir tout couillon, puis tu vas avoir des boutons, puis tu vas t'sentir fragile, puis tu vas te sentir moins fort, puis tu vas renifler un peu, tu sais tu vas faire sneuf-sneuf avec le nez en trompette, et tu vas dire :'' Ca pue un peu la merde.'' Et oui t'auras raison, ça puera un peu la merde et tu vas dire Ben c'est l'Pinpin. Mais non ça pourra pas l'être cause que Pinpin il s'ra trop loin. Et dans ta tête tu t'entendras dire que non ça peut pas être Pinpin parce que Pinpin il est trop loin. Alors t'essaieras d'plus penser mais tu pourras pas le faire, au mieux tu pourras penser à n'plus l'faire mais ça ça n'arrangera rien, cause que Pinpin il s'ra lancer, il s'ra lancer dans son univers qui va débobiner le tien. Et même si tu veux pas le faire, la trompette de ton nez elle refera sneuf-sneuf, et les machins de l'olfaction y ziront droit dans ton cerveau, ziront tout droit dans la case à merde et ça fera la conséquence consécutive de consécution que tu sera obligé d'te dire que oui oui oui ça pue carrément la merde, alors tu regarderas le voisin. Et l'visage du voisin aussi, il te regardera et tu l'verras lui te sneuffer, et toi, toi aussi tu l'sneuffera et vous vous f'rez un regard pas BÔ, ben oui tu vas pas lui fiche un joli regard toi, parce que faut bien qu'y pue l'voisin vue que c'est pas la voisine. Mais la voisine tu pouvais quand même pas la faire puer, vue qu'c'est ta femme puis qu'ça s'fait pas de faire puer sa femme : Tu t'voyais quand même pas dire sneuf-sneuf ma femme sneuf-sneuf-sneuf-sneuf tu pue ! Alors faut bien qu'ce soit l'voisin.
Et là ou qu'ce s'ra vraiment la paniK, c'est quand ton voisin ce s'ra ton filston et que ton voisine ce s'ra ta fistille. Parce que là aussi gros couillon, que l'odeur de merde elle s'ra la même, et là faudra quand même que tu te découillonise un peu puis que tu penses à te sneuffer toi même. Et tu l'feras d'abord du bout de la narine, alors ça te f'ra faire un tit peu la grimace mais et pour la contenance, toi, toi tu t'diras, hummm c'est sûrement la lessive. Ouaip mais dans ta cervelle quand même c'est pas la case lessive qui clignotera tout rouge, non non non ce s'ra toujours le tiroir merde. Alors tu te resneuff-sneuffera, un peu moins fier d'accord mais aussi moins couillon. Sauf que ça, ça tu t'en rendras pas compte de suite que t'es moins gros couillon parce que d'abord, mais j'tavais prévenu, dabord ça va te mettre en rage de te dire tiens, je pue la merde. Ouaip ça te fouttra en rage terrible de penser q' toi aussi t'as quelques part des casseroles pleines de gros... K….K.
Et le Pinpin en face de toi, Pinpin continueras son délire le balanc'ra toujours comme une flèche, et toi ben tu t'inclineras parce qu'à la fin ce sera drôle, cause que Pinpin aussi, Pinpin une fois qu'il a mis toutes les merdes à plat, l'arrive à montrer qu'c'est pas très très grave d'être un peu merdifier et puis qu'en fin de compte, on a tous un tiroir à caca. Pinpin il te dira que l'important c'est autre chose, que la vie c'est pas ça qu'on croit. Parce que l'est trop fort mon Pinpin, l'est trop trop fort Pinpin et l'est rempli d'amour. Alors Pinpin aussi une fois qu'elle sont à plat les merdes ben y fait comprendre c'est pas grave, non non non c'est pas grave d'avoir les caca-sseroles-tiroirs, puis qu'en plus y a pas qu'toi qui les a, ouaip y a aussi voisin, et puis aussi voisine, et fiston et fistille. Et mon Pinpin comme c'est l'plus fort y dira aussi qu'y a pas honte, non non non que y a pas avoir honte, et là, là tu respireras un mieux et faire sneuf-sneuf ça te f'ra rire. Trop fort ensuite, toujours plus fort, Pinpin il te parlera vraiment d'lui, tu l'verras tout d'vant toi avec son grand corps tendu qui peut pas mentir, tu l'verras te donner vraiment des morceaux de lui, des morceaux lui dire toutes sa merde et puis tout les bouts d'son cœur pas remplis, tous les amours qu'il a pas faits, tous les bisous qu'il a éteints, les trucs qu'il a pas osés faire, la fille comme elle était bécasse mais qu'elle avait une si belle bouche, le copain mort dans l'ambulance, et comment les poils au zizi. Ouaip, pourra tout te dire Pinpin, Pinpin l'a pas peur de sa vie, mon Pinpin il a qu'il est humble et puis qu'il sait qu'aussi tout l'monde pisse dans son froc, qu'on a tous peur de quelque chose. Mais tout ça, tout dire comme ça devant tout l'monde avec ses grands yeux tout globules à gober les grenouilles, Pinpin au bout d'un moment tu penseras aussi que sa vie elle t'ressemble sauf que toi, toi tu sais pas faire pour donner toute cette vie aussi grosse que l'amour. Et tu t'diras que toi, toi aussi tu les as tous ces tiroirs-faiblesse, tu sauras bien alors, que oui oui oui tu les as mais que le plus souvent tu fous la clefs dessus parce que ça te trouillote, ça te trouillote plus que tout de dire moi aussi suis qu'un homme et je veux qu'on m'tendresse. Mais bon déjà là, là ce s'ra plus trop trop grave, parce que tu t'sentiras le Pinpin toi aussi, tu t'diras qu'c'est vrai, l'a vraiment les dorés d'la grenouille le Pinpin. Oui oui oui tu t'diras qu'il a tous les dorés du monde avec tous les soleils puis la chaleur et tout et tout. Tu t'diras ouaip Pinpin l'est très très fort et puis c'est sûr que c'qu'il fait là ben l'a raison d'le faire, et puis c'est sûr que pour faire ça l'est sacrément plus courage que moi. Ouaip, faut que j'l'applaudisse Pinpin, parce que c'est sacrément bon de savoir qu'on pue tous la merde, parce que ce qu'il dit là, moi, moi j'oserai pas cause que j'ai peur, j'ai trop trop peur du grand Pinpin que j'pourrais être puis de la Pinpine dans ma femme, des Pinpins qui n'habitent mes nenfants, parce que ça fait tout peur ces choses dans l'intense…. L'amour ça fait tout peur. Avec Pinpin, avec Pinpin on en rigole. Voilà ce qui s'passera.
Puis même à la fin tu t'diras que l'Pinpin il a raison de s'dire, de se dire tout entier, entièrement, avec tout lui. Puis tu pens'ras aussi, que c'est du plus que BÔ l'intensité qu'il a, alors t'iras lui prendre la paluche à Pinpin, tu lui diras Merci c'était chouette c'était bien et Pinpin y t'regardera avec sa bonne tête de Pinpin grenouillée, et toi tu t'diras que c'serait bien d'assumer un peu mieux ta Pinpinature. Alors tu f'ras ton premier sourire à la Pinpin et ça te f'ras un bien fou. Puis comme tu voudras dire quelque chose d'autre à Pinpin cause que tu trouveras un peu que tu lui r'ssembles, tu feras style une phrase, une phrase que c'est Pinpin qui l'aura dite répétée remâchée et balancée devant tout l'monde jusqu'à c'qu'elle s'incruste dans toutes les tête, tu répèteras une phrase euh le genre ''C'est rigolot la vie, c'est rigolot'' en essayant d'imiter sa voix et lui, il te sneuff-sneuff'ra en faisant un bon grand sourire avec toutes ses joues de grenouilles et toutes ses cuisses dorées d'soleil qu'il a dans ses yeux
Globul'ment bleus. Puis aussi tu lui diras encore cause que t'auras encore envie d'être près d'lui comme si y avait l'urgence qu'il dise tout à ta place cause que toi tu l'auras tout pigé alors son courage à Pinpin, et oui oui oui, tu voudra ses yeux qu'il t'y plante tous ses soleils dans toi, ouaip j'te l'dis d'avance, faudra pas pas qu'tu t'étonnes que mon Pinpin après, ben tu puisses plus l'lacher, que t'ai envie toujours, toujours de lui parler. Alors, alors pour finir, un peu maladroit de ses maladresses qu'on a quand le ventre il fait la tiraille à cause de les zémotions violentes, tu lui diras tout maladroit : ''Mercimerci c'était euh… c'était très…euh… très drôôôôôle.'' Et là, y aura KèKchose qui s'passera, mais j'sais pas comment qu'elle s'appelle cet' KèKchose, en tout cas ce qu'est sûr de sûr c'est qu'là tu s'ras dégrocouillonné total et tu t'diras aussi dans ta tête que ''drôle'' c'est pas vraiment l'bon mot.
Là tu commence à réfléchir grave.
FORME PLATE
Voilà, nous avons décidé d'ouvrir les fenêtres et de penser en direct en ouvrant la fenêtre. pourquoi penser en direct, en prise direct comme ils disent ? parce que nous voulons prendre l'air, prendre l'air c'est marcher, c'est je marche et il faut une certaine prise d'air. Prenons l'air. Pensons. Ouvrons les fenêtres. Nous voulons vivre. Nous ne voulons pas de votre tristesse, la tristesse des peuples, la tristesse infusée des gourvernants et gouvernantes. la tristesse de c'est trop triste la vie merde, merde à la vie triste, nous voulons des respirants, des qui ont des respirations, des qui veulent que ça chante, des qui ont conscience que tout est trafic, que tout est dans les choses bidouillés, que nous avons inventé la bidouille pour être et que nous ne voulons pas de nous avons les moyens de vous faire exister. Nous avons les moyens de vous faire parler/exister, alors que nous avons décidé de dire que nous sommes conscients des écritures, que nous sommes conscients que les gens marchent avec des cloisons trop étanche et qu'il faudra cogner sur les cloisons. Les cloisons étanches c'est la vie, c'est les écrans, et lorsqu'on regarde les écrans on sent bien ce qui nous rejoint, ce qui fait qu'on a rejoint quelque chose par le trafic intime. Intimité = moteur de recherche. Intimité = je suis dans un compact disc et j'ai créé une machine qui s'appelle la parole. Intimité = gros bruit de bête dans le moteur à viande. gros bruit de ma grosse bête en internet. Je crois en internet et aux écrans et aux téléphones portables car ce sont eux qui me rapprochent le plus de mes tics et des mes postures et des mes trucs, parce que je suis un trucqué, et ça on ne le dit pas assez ! on parle de la bible, mais la chair de parole est avant tout une chair inventée, bidouillée pour mettre au trou la chose verte.
voilà
je voudrais dire mon amour des gens et que les gens devraient plus souvent prendre des décisions. Il faut prendre la décision d'en finir. car nous sommes des cochons qui fabriquent des cabanes, nous croyons lire, et lisant en cochons que nous sommes, car nous sommes des cochons avec nos pantoufles et un bon feu et des choses accrochées, mais en fait nous ne savons pas que nos huttes ne sont pas là, nos huttes ont disparus, et nous n'avons ni vêtement, ni rien, nous sommes nus, et nous lisons mal, et nous sommes sur la terre tout nus, et nous sommes des cochons, et nous allons crever.
Mon amour des gens se borne à ça : leur dire qu'il devrait prendre la décision d'en finir avant qu'il ne soit trop tard. J'ai fait la poésie pour les nuls pour les gens, et pour moi, pour nous tous, parce que nous devons prendre la décision d'en finir. Moi j'ai pris la décision de mourrir. ça ne change rien. mais c'est là toute la différence entre vous et moi. c'est que vous ne prendrez pas la décision de crever et donc non plus de vivre. Pour vivre il faut prendre des décisions. Et marcher et prendre l'air. Il y a une personne qui est en ce moment à l'hôpital et je vais lui dire deux mots. Car je voudrais qu'elle se soigne elle même. Le soin intensif c'est l'écrit. Il ne faut pas confier sa maladie à des inconnus. Voilà ce que je voudrais lui dire.
Je lui dis.
Chère Edith, je t'écris dans le train. j'ai envoyé plein d'email du téléphone mais là j'ai plus de batterie alors faut bien passer à l'écrit. L'écrit c'est la main et moi je crois de plus en plus en quelqu'un caché derrière la cloison. Quelqu'un qui a une voix et la voix est la cloison de l'homme. c'est-à-dire de quelqu'un. c'est-à-dire je crois de moins en moins que ça s'apparente à la chair et de plus en plus que avant d'avoir eu le dictaphone j'ai eu déjà la voix dans un comptact disq. c'est-à-dire que lorsque je tape comme un sourd dans la cloison où que je fais "oh hé oh ah oh oh" ou que je fais "oui ouioui ouioui c'est moi!" c'est parce que j'ai vraiment l'impression que ma voix est manipulée à distance c'est-à-dire avec une télécommande et à distance je règle le son et à distance je fais mumuse avec le son. C'est une vérité.
On habite des machines depuis tout petit et tout petit déjà on a foutu au trou toutes les choses qui nous ont repoussées, toutes les choses qui n'ont pas voulu de nous, toutes les choses qui font qu'on est seul et qu'il faut farie un feu et chanter prêt du feu pour ne pas se faire dévorer par els animaux. Et même la terre on a cru qu'elle voulait nous dévorer. Et donc on s'est dit qu'il fallait des microphones partout même dans la conscience. il a fallu microphoner la conscience. Je regrette pour ma part d'avoir dit à Do(c)ks "J'emmerde la nature". En même temps, je suis pareil que tous les humains alors je vois pas puorquoi je ne pourrais pas de temps en temps délirer, non ? quand tu parles de musiques tu parles de ça aussi, non ? Avec Mercure? D'un instrument tu parles, et ça craque tout le temps un instrument. Tu m'as entendu l'autre fois comme je respirais mal, tu as bien entendu comment ça sifflait dedans. Je ne suis pas le seul des qu'on dit "sonores" à faire des sifflements. C'est parce qu'on est attaqués par là car c'est par là qu'on dénonce la truquerie de la vie. toi tu connais bien les trucs et les tics et les postures. tu connais le truc fille et le truc gars et qu'on a inventé le sexe pour taire l'amour. on s'est tu dans le sexe et on croit que l'amour c'est d'avoir des sexes pour les gars et les filles. moi je voudrais leur dire aux gars et aux filles que si j'étais eux je serai bien emmerdé, car vous êtres des inventions, des trucs à portée de main, des trucs qui masquent votre absence alors que tout gars ou tout fille est planté, tout gars ou tout fille est dans son absence assigné.
Et c'est pour ça que je dis que nous devrions faire l'amour à des inconnus. et l'homosexualité et l'hétéro tout ça n'a rien à voir avec la caresse. c'est qu'on a envie de se noyer, que j'ai envie de me noyer et que l'autre aussi se noit. Moi je vis dans la télé, je vis dans internet, je vis dans tout ça, et encore plein de gros oublis mais qui sont aussi des vérités. la vie n'existe pas. on ne nous a pas laissé le choix d'être vivant. L'être humain est un concepteur obsessionnel doublé de trucs et de tics. Et le problème c'est qu'on a décidé de faire un trou. Au moment ou tu t'ouvrais les veines, j'écrivais "Je prends personnellement la décision de mourir". Il y a trois jours aussi, tu me disais t'être aussi pendue dans ta tête. Chacun devrait se pendre un peu dans sa tête. ça coûte rien. Il y a plein de grandes nuits tout autour de nous et nous on se comporte comme si on ne devait pas jouer sur le terrain de l'angoisse, jouer avec comme avec la pâte à modeler. C'est à nous d'occuper le terrain de sport de l'angoisse et c'est pour ça que que nous devons comprendre nos chers petits qui passent leur vie à vider, à se vider de tout, nos chers disparus qui sont tout autour de nous et qui déjà sont nos chers disparus car ils ont tellement la frousse de la mort qu'ils en oublient de vivre. la charge que tu as prise tu en as eu conscience, conscience que s'en était fini du crincrin, petit crincrin et qu'il te fallait fabriquer ta musique. Ta nouvelle musique. Ton crincrin personnel.
Je reprends la lettre ici. Hier j'ai écrit des choses sur l'air. J'avais le projet de prendre l'air. Est-ce que tu voudrais prendre l'air avec moi ? cela devrait suffir à se faire inviter! quelles sont vos propositions ? prendre l'air. Faire des trous. pratiquer des espaces. bidouiller la parole. que faire d'autre? Hier, en sortant du métro, j'étais penché sur le dictaphone et une de mes voix disait : "ça marche plutôt bien! ça marche bien". Elle s'en persuadait tandis qu'une autre de temps à autre répondait : "ben, pourquoi ça marche pas alors?". C'est ocmme ça, nous sommes dans l'hésitation permanente. C'est comme si on produisait du morse. Le morse est une production non personnelle. C'est un ensemble, c'est la production de bande, ou plutôt du produit de contrebande. Il faut qu'on la fasse cette contrebande, pour nous faire prendre l'air. On a besoin de corps, il faut investir, plus que jamais notre présence sera une subversion!
Je pense à toi Edith, j'espère que nos échanges te permettront de puiser la force. Les questions que tu te poses sont les bonnes questions. Ne cherche pas à connaître ton mal par retour, par la bande ! mais la mauvaise bande des médecins. c'est toi qui le connait, c'est nous ! on ne devrit jamais confier nos maladies aux docteurs, surtout du genre des nôtres, qui sont des maladies d'inquiétudes, la maladie de l'absolu, de vouloir tout et rien pouvoir posséder. ta maladie se soigne dans l'écriture. si tu veux prendre soin, écrit! ne fais confiance qu'à ça et tu iras loin dans la maladie. Je ne vois pas pourquoi tu attends une réponse des gens qui ont été formatés à des réponses et des questionnements standards alors que la réponse et le questionnement tu l'as et je l'ai, et nous l'avons. On fait toujours cherchers la source du mal, le négatif, alors que nous on travaille avec le bordel du monde et son écroulement, alors que nous on travaille avec le fait que nous sommes des ratatinés de première main. Alors que nous on travaille en conscience et que sait bien que l'auteur de nous a décidé de mettre ses talons et que nous on est au fond. L'auteur a mis ses talonnettes. Et soi est ratatiné dans ses talons, dans ses talonnettes. Quand ils te demandent "parlez moi de votre mère", tu n'as qu'à pouffer de rire. Ma mère est morte t'as qu'à dire ! comme dans les 400 coups ! Le père ? un viol ? une balle de tennis ? (comment vous dites ? pénis?) Charabia. Lis plutôt ceux qui la contredisent, ceux qui comme à txt chantaient en charabia! Même si ces chanteurs parfois parlent trop de la chair et oublient le destin machinique d'une parole, la parole est une chair truquée, la première invention. C'est pour ça qu'on aime parler dans les téléphones portable et qu'on aime les sms et les écrans, c'est parce qu'ils nous rappellent qu'on a toujours été ainsi fait, de la volonté de surpasser le naturel. Parce que la nature n'a pas voulu de nous. Nous sommes la négation même. Pas d'espérance dans la race. Mais cela n'est pas triste, puisque ce n'est pas notre faute personnelle, c'est un truc. C'est une question de trucage, et qu'on nous a truqué. Ne t'en fais pas donc, poursuis! attaque! verbalise à l'infini (c'est l'ancien flic qui dit ça !) ta voix st belle, et ta musique! elle casse tout! c'est pour ça que je t'aime bôcou.

l,a raison le toine les listes c,est triste toi t'a décroche maintenant à part ariane le tour de le tourment tiens aujourdhui on chiale toutes ici tous avec ragnagnas il faut que je pige pourquoi tu écris faire l'amour avec des inconnus que j'arrive à pas avoir honte de la trouille des mecs que j'ai d'eux eux à regarder les filles langue pendante le jour printemps le stress du palais je viens de recevoir une liasse telle de billets que j,ai le clito qui se lève j,attends de voir marcher gabi j'aime le shommes marcher les corps d'hommes en marche si j'écarte les jambes le gardien il voit ma culotte ? tout est vitré ici je suis dan sl'angle à tout va alors je me dis tiens on devrait tous être en culotte le jour du ministre le jour de l'ambassadeur du curateur russe la goutte de pipi non essuyée je crois pas avoir une super belle chatte à voir le trou par surtout depuis l'inflammation alors je vais aller à la chirurgie tailler dans le pire la gueule desséchée de pas dormir les toxines tu veux pas me donner une idée des boulots que je pourrais facile ? tiens alicia elle m'a rappelée pour le té"léphone rose à quinze euros de lheure c,est pas beaucoup non ? surtout que si tu fais jouir le mec en cinq mns ?
une demie heure + tard pizza soleil terrasse blabla de poissons transparents dan sloeil de gabi etc la mer bleue chaussettes de rugby d'agen en fait je préfère quand il se tait il a l'air moins timide
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